Sommaire
- Introduction : préparer sa retraite autrement
- La genèse du projet : transmettre plutôt que se taire
- Le déclic : la force de la communauté
- Un parcours en dents de scie
- La puissance des routines
- Les leçons apprises
- Mon objectif à venir
- Conclusion : changer de vie après 60 ans, c’est possible
Introduction : préparer sa retraite autrement
Tu crois que la retraite, c’est la fin d’un chapitre ? Moi, je la vois plutôt comme une page blanche. Une page où l’on peut écrire autre chose, différemment, avec plus de liberté.
À l’approche de la mienne, j’ai senti ce besoin de ne pas simplement attendre le temps qui passe. J’ai compris que je pouvais transformer cette étape en une nouvelle aventure. Une aventure où l’expérience accumulée ne se range pas au placard, mais se met au service d’un projet porteur de sens.
Bien sûr, il y avait des doutes, des hésitations, des « est-ce que je vais y arriver ? ». Mais très vite, une évidence s’est imposée : je ne veux pas que ma retraite se résume à du repos. Je veux une retraite active, vivante, nourrie par mes envies et mes choix.
C’est ainsi qu’a commencé mon cheminement. Pas un sprint, mais un parcours fait de pas hésitants, de rencontres, de découvertes… et de déclics.
La genèse du projet : transmettre plutôt que se taire
Depuis toujours, j’ai eu ce goût de partager ce que j’apprenais. Dans ma carrière, j’ai souvent transmis mes savoirs, mes compétences, mes expériences. Alors, à l’approche de la retraite, une idée a commencé à prendre forme : pourquoi ne pas continuer à transmettre, mais autrement ?
Au début, je n’avais pas de plan précis. Juste l’intuition que le savoir accumulé pendant toutes ces années ne devait pas rester coincé dans un tiroir. La retraite pouvait être ce moment où l’on passe le relais, où l’on transforme l’expérience en ressource pour d’autres.
Ma première tentative s’est concrétisée par la création d’un premier blog. Mais soyons honnête : le nom choisi était bien trop long, trop rigide. Rien à voir avec l’élan que je voulais donner à ce projet.
C’est là que ma fille est intervenue. Elle travaille dans la communication digitale et, en quelques échanges, elle m’a aidé pour trouver une identité plus claire. Elle m’a proposé un nom simple, court, qui sonnait juste : Transmiz. En un mot, tout était dit : transmettre, partager, miser sur la transmission et faire passer un savoir d’une personne à une autre.
Ce choix a marqué un tournant. Mon projet n’était plus seulement une idée vague, mais une direction claire. J’avais trouvé mon fil conducteur : la transmission. Et à partir de là, tout a commencé à s’éclairer.
Le déclic : la force de la communauté

Une idée, même claire, reste fragile si elle n’est pas nourrie. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller plus loin que de simples réflexions personnelles : j’ai choisi d’investir dans une formation.
Mais laisse-moi être honnête : cette décision n’a pas été prise à la légère. Il m’a fallu près de trois ans pour franchir le pas. Trois années à vérifier, à comparer, à lire des témoignages, à écouter attentivement. Comme on teste la solidité d’un pont avant de le traverser, j’ai multiplié les précautions.
Finalement, j’ai compris que cette formation n’était pas seulement un ensemble de modules. Elle offrait surtout une communauté vivante, un espace où d’autres personnes, comme moi, cherchaient à donner une nouvelle direction à leur vie.
Le véritable déclic s’est produit lors de mon premier séminaire. J’y ai rencontré des visages, entendu des parcours, partagé des doutes et des enthousiasmes. J’ai senti une énergie collective qui m’a poussé en avant.
Jusque-là, je restais spectateur, oscillant entre procrastination et hésitations. Mais cette rencontre avec la communauté a tout changé. Elle m’a donné l’envie, le courage et la discipline pour passer à l’action.
Nous avons même formé un petit groupe local. Nous étions une dizaine au départ, aujourd’hui, nous ne sommes plus que trois à nous retrouver régulièrement. Mais peu importe le nombre : ces rencontres sont devenues un appui solide. Elles m’ont rappelé que l’on avance mieux à plusieurs que seul dans son coin.
Ce fut pour moi une révélation : l’investissement dans la formation m’a ouvert à un savoir, mais c’est la force de la communauté qui m’a réellement mis en mouvement.
Un parcours en dents de scie
Mon cheminement n’a pas été une ligne droite. Plutôt une succession de hauts et de bas, de moments d’élan suivis de périodes de découragement.
Mon véritable départ s’est fait lors de mon premier événement au sein de la communauté. J’y ai découvert la puissance des rencontres réelles, le soutien et l’inspiration que l’on reçoit au contact de personnes qui partagent les mêmes aspirations. Ce fut un déclencheur fort, presque une étincelle.
Mais après cet élan initial, je me suis retrouvé dans une phase de creux. Un passage à vide, comme si la flamme vacillait. C’est alors que j’ai croisé pour la première fois la route du coaching. En quelques séances, j’ai compris l’impact que pouvait avoir ce type d’accompagnement. Cela m’a redonné confiance, m’a permis de retrouver une direction claire et surtout une discipline intérieure.
Quelques mois plus tard, j’ai franchi une étape encore plus structurante : j’ai investi dans un bilan de compétences de grande qualité. Ce programme incluait plus de sept heures de coaching personnalisé, d’une valeur immense pour moi. Cet accompagnement m’a permis de mettre des mots précis sur mes envies, de relier mes expériences passées à mes projets futurs, et de me sentir pleinement aligné avec ma volonté de transmettre.
Alors, oui, mon parcours est irrégulier. Entre moments d’enthousiasme et phases de doute, je n’ai pas avancé aussi vite que je l’aurais espéré. Mais à chaque étape, même les plus lentes, j’ai gagné en clarté et en assurance. C’est ce qui me donne aujourd’hui la conviction que je suis sur le bon chemin.
La puissance des routines

Si la communauté et le coaching m’ont permis de garder le cap, ce sont les routines qui m’ont donné de l’endurance. Car un projet, aussi motivant soit-il, ne se construit pas en un seul élan. Il grandit grâce à des gestes répétés, presque anodins, qui finissent par devenir des habitudes solides.
Ma première routine a été d’apprendre l’anglais chaque matin au petit-déjeuner. Rien de spectaculaire : quelques minutes d’écoute, un podcast, un livre audio. Mais jour après jour, sans interruption, cette habitude a façonné ma progression. Mon oreille s’est aiguisée, et même si l’oral reste un défi, je sais que la régularité est ma meilleure alliée.
Puis, après ma découverte du coaching, une autre habitude est née, inspirée par la lecture du livre Construire un second cerveau de Thiago Forte (j’en parle plus en détail dans cet article). Ce livre m’a ouvert les yeux : pourquoi laisser mes idées se perdre alors que je pouvais les capturer et les organiser ?
J’ai alors créé ma propre méthode. Chaque matin, pendant mes trajets domicile-travail, j’enregistre mes réflexions sous forme de notes audio. Grâce à la transcription instantanée, mes idées se transforment immédiatement en brouillons de contenus pour mes futurs articles de blog. C’est un double bénéfice : je libère mon esprit et je garde une trace écrite de tout ce qui me traverse.
Mais je vais plus loin : je garde aussi les enregistrements audio. Pourquoi ? Parce que seule ma voix conserve l’énergie du moment, l’enthousiasme, la sincérité brute. Dans quelques mois, dans quelques années, je pourrai me réécouter et retrouver cette motivation intacte. Comme un message laissé à mon “moi du futur”.
Aujourd’hui, cette routine est devenue aussi naturelle que boire mon café du matin. Elle me permet de bâtir pas à pas une bibliothèque numérique d’idées, de brouillons, d’émotions. C’est mon second cerveau, personnel, vivant, toujours disponible dans le cloud. Et surtout, c’est un formidable outil pour donner forme à ce projet de transmission qui me tient tant à cœur.
Les leçons apprises
Avec le recul, je mesure à quel point ce cheminement m’a transformé. Bien sûr, mon projet avance plus lentement que je ne l’avais rêvé. Mais en réalité, j’ai découvert que la valeur ne réside pas seulement dans la vitesse, mais dans tout ce que l’on apprend en cours de route.
Première leçon : accepter le temps long. Vouloir changer sa vie à l’approche de la retraite, ce n’est pas une course de vitesse. C’est un marathon. Les hésitations, les pauses, les détours font partie du voyage. Et quand on l’accepte, on avance avec plus de sérénité.
Deuxième leçon : ne pas rester seul. La communauté, même réduite à quelques personnes, a été un pilier essentiel. C’est elle qui m’a soutenu quand je doutais, qui m’a rappelé que je n’étais pas le seul à chercher une nouvelle voie.
Troisième leçon : l’accompagnement fait la différence. La découverte du coaching a été un tournant. Être guidé, challengé, écouté par quelqu’un d’extérieur, cela change tout. On gagne en clarté, en confiance et en discipline.
Quatrième leçon : la force des routines. C’est dans la répétition quotidienne que naissent les vraies transformations. L’anglais chaque matin, mes notes audio transformées en brouillons… Ces habitudes simples ont renforcé mon projet plus sûrement que les grandes décisions.
Enfin, cinquième leçon : la transmission est une aventure partagée. Ce que je construis n’est pas seulement un projet personnel. C’est une manière de donner, de partager ce que j’ai appris, d’apporter ma pierre à l’édifice. Et c’est sans doute ce qui me motive le plus : sentir que ce que je transmets pourra servir à d’autres.
Ces leçons, je ne les ai pas apprises dans les livres uniquement. Je les ai vécues, parfois dans la douleur, souvent dans la joie. Et aujourd’hui, elles sont devenues mes repères pour continuer à avancer.
Mon objectif à venir
Aujourd’hui, je regarde le chemin parcouru avec une certaine fierté, mais aussi avec lucidité. J’ai beaucoup appris, j’ai transformé mon état d’esprit, et j’ai bâti des routines solides. Pourtant, je sais que l’aventure ne fait que commencer.
Mon prochain objectif est clair : retrouver une régularité dans ma progression. Plus question de rester bloqué au milieu de la formation. Je veux avancer module après module, trimestre après trimestre, en posant chaque pierre avec patience, mais constance.
Je ne cherche pas un exploit fulgurant, ni une réussite éclatante du jour au lendemain. Je veux construire une trajectoire durable. Une trajectoire qui me mènera vers un projet abouti, porteur de sens et aligné avec ma volonté de transmettre.
Dans un an, j’aimerais pouvoir me retourner et dire : « Cette fois, j’ai avancé. Cette fois, j’ai respecté mon rythme, mais avec discipline. » Et si, à ce moment-là, mon projet prend forme plus concrètement, je saurai que ces efforts n’auront jamais été vains.
Car au fond, mon objectif n’est pas seulement de créer quelque chose de nouveau. Mon objectif, c’est de me sentir vivant, utile, et de continuer à grandir, même à l’approche de la retraite.
Conclusion : changer de vie après 60 ans, c’est possible
Si je devais résumer tout ce parcours, je dirais qu’il m’a appris une chose essentielle : il n’est jamais trop tard pour se réinventer. La retraite n’est pas une fin, mais une transition. Une opportunité de ralentir sur certains plans pour mieux accélérer sur d’autres.
Oui, le chemin est parfois semé de doutes et de ralentissements. Oui, il y a des moments où l’on a envie de tout laisser tomber. Mais chaque pas, même minuscule, finit par compter. Chaque rencontre, chaque routine, chaque déclic façonnent peu à peu une nouvelle vie.
Aujourd’hui, je ne me sens pas en fin de parcours. Je me sens en mouvement. Et ce mouvement, je veux le cultiver encore longtemps. Parce que transmettre ce que j’ai appris, partager ce que je découvre, et continuer à grandir… voilà ce qui donne du sens à cette nouvelle étape.
Alors si toi aussi, tu te demandes ce que sera ta retraite, ne la vois pas comme une ligne d’arrivée. Vois-la comme un nouveau départ. Et peut-être qu’un jour, en regardant en arrière, tu te diras comme moi : « J’ai osé, j’ai essayé, et j’ai grandi. »
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